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Accueil Carnet de voyages Afrique Tanzanie Où dormir pendant un safari en Tanzanie ? Notre expérience dans les camps Mawe

Dormir au cœur de la savane, entendre les animaux à la nuit tombée et se réveiller au plus près des premières scènes de vie sauvage : en Tanzanie, l’hébergement fait pleinement partie de l’expérience du safari.

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Lors d’un safari en Tanzanie, le choix de l’hébergement peut vraiment changer l’expérience. Dormir au cœur de la savane permet de profiter des premières heures de la journée sans multiplier les trajets, mais surtout de rester immergé dans les paysages et l’ambiance de la brousse.

Nous avons eu l’occasion de séjourner à plusieurs reprises dans les camps de Mawe Lodges, au Tarangire, à Ndutu et dans le Serengeti. Des hébergements légers, installés en pleine nature, où l’on s’endort au son de la savane tout en profitant du confort d’une vraie chambre.

Dans cet article, on vous raconte à quoi ressemble réellement la vie dans un tented camp, notre expérience dans trois camps Mawe et les engagements environnementaux et sociaux qui accompagnent leur démarche.

L’essentiel en 30 secondes

  • Hébergements : tented camp
  • Où ? Tarangire – Ndutu – Serengeti
  • Durée conseillée : 1 à 2 nuits selon les étapes
  • Expérience : Immersion au cœur de la savane, au rythme de la nature
  • Pour qui ? Couples, familles et amis
  • Engagements : Camps Mawe certifiés Travelife
  • Ce qu’on retient : L’accueil chaleureux, l’immersion et la qualité du service

Lodge, Tented Camp, camping où dormir pendant un safari en Tanzanie ?

Lors d’un safari en Tanzanie, plusieurs types d’hébergements permettent de dormir au cœur ou à proximité des parcs et réserves. La Tanzania National Parks Authority (TANAPA) distingue notamment les lodges, les permanent tented camps ainsi que différents types de campings et camps saisonniers. Le choix dépend ensuite du budget et du niveau de confort recherché, mais aussi de l’expérience que vous souhaitez vivre.

Les lodges sont les hébergements les plus classiques, avec des constructions permanentes et des chambres ou petits bâtiments indépendants. Certains peuvent être particulièrement luxueux et proposer piscine, restaurant ou spa. Dans des espaces naturels où les ressources peuvent être limitées, notamment en eau, ce niveau d’équipement nous interroge forcément. Nous sommes davantage sensibles aux hébergements pensés pour limiter leur empreinte et s’intégrer discrètement dans leur environnement.

Piscine du Tarangire Safari Lodge en Tanzanie

C’est notamment ce qui nous plaît dans le principe du tented camp. Malgré son nom, il est bien loin de l’image que l’on peut avoir du camping. Les chambres sont installées sous de grandes toiles, généralement sur une plateforme, et disposent de véritables lits, de mobilier et d’une salle de bain privative. Certains camps sont permanents tandis que d’autres sont mobiles ou saisonniers : ils peuvent être démontés et installés dans différentes zones en fonction des périodes de l’année.

Tente du Baobab Tented Camp au milieu des baobabs du Tarangire

Enfin, le camping offre une expérience beaucoup plus sommaire mais aussi particulièrement immersive. On distingue notamment les public campsites, qui disposent de quelques infrastructures communes, des special campsites, beaucoup plus isolés et rudimentaires. Nous avons eu l’occasion de vivre cette expérience accompagnés de l’agence Endallah et elle reste l’un de nos souvenirs les plus forts : au petit matin, des éléphants traversaient le camp entre les tentes.

Le confort est évidemment sans commune mesure avec celui d’un lodge ou d’un tented camp, mais ce n’est pas vraiment ce que l’on vient y chercher. Nous consacrerons un article complet aux différentes façons de dormir pendant un safari et à notre expérience du camping en pleine savane.

Emplacement de camping sauvage campsite dans le parc du Tarangire en Tanzanie

Un tented camp est-il vraiment confortable ?

Dormir sous une toile au milieu de la savane ne signifie pas renoncer au confort. C’est même ce qui nous avait le plus surpris lors de nos premiers séjours en tented camp en Tanzanie.

Dans les camps Mawe où nous avons séjourné, les tentes ressemblent davantage à de grandes chambres ouvertes sur la nature qu’à des tentes de camping. Elles sont spacieuses, installées sur un plancher en bois et aménagées avec un grand lit à baldaquin et une vraie literie. Chaque tente possède également sa propre salle de bain, avec toilettes, serviettes et eau chaude.

L’eau est chauffée grâce à l’énergie solaire et l’électricité permet d’avoir de la lumière et de recharger ses appareils. Il faut simplement garder en tête que l’on se trouve en pleine brousse : le fonctionnement n’est pas toujours aussi constant que dans un hôtel classique. L’eau, par exemple, est généralement plus chaude le soir et peut avoir refroidi au petit matin.

C’est justement cet équilibre que l’on apprécie dans ce type d’hébergement : avoir tout le confort nécessaire pour vraiment bien dormir et récupérer entre deux journées de safari, tout en conservant la sensation d’être au cœur de la savane. Une fois la lumière éteinte, il ne reste souvent plus que les bruits de la nature autour de la tente pour vous rappeler où vous êtes.

Intérieur d'une tente du Mawe Camp au Serengeti
Terrasse du Mawe Baobab au Tarangire

Pourquoi dormir directement au cœur des zones de safari ?

Dormir directement au cœur des zones de safari change vraiment la façon de vivre l’expérience. Le premier avantage est assez évident : on passe moins de temps sur la route et davantage de temps dans la nature. Le matin, il suffit parfois de quitter le camp pour commencer le safari, sans avoir à rejoindre puis franchir l’une des portes du parc.

C’est notamment le cas au Baobab Tented Camp, installé à l’intérieur du parc national du Tarangire. Nous pouvions partir directement du camp au petit matin, alors que les visiteurs dormant à l’extérieur devaient d’abord rejoindre les portes du parc. Même avantage en fin de journée : il est possible de profiter des dernières heures de lumière avant de rentrer directement au camp, quand les visiteurs à la journée doivent anticiper la fermeture des portes.

Dormir à l’intérieur du parc peut également faciliter l’accès à certaines expériences organisées à des horaires particuliers : safari à pied au lever du jour, safari nocturne ou encore vol en montgolfière au-dessus de la savane. Les possibilités dépendent toutefois de chaque parc et de sa réglementation. Au Tarangire, TANAPA autorise notamment les safaris à pied accompagnés et les sorties nocturnes, deux activités proposées depuis le Baobab Tented Camp.

Lions lors d'un safari de nuit
Groupe faisant un safari à pied au Tarangire

Mais pour nous, le véritable intérêt de dormir au cœur de la savane va encore au-delà du temps gagné ou des activités proposées : le safari ne s’arrête jamais complètement. Une fois revenus au camp, on reste immergé dans cet environnement. On profite du coucher du soleil autour du feu, on dîne en écoutant les bruits de la nuit et on rejoint sa tente avec cette sensation assez particulière que la nature continue de vivre tout autour de nous.

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Et parfois, elle se manifeste de très près. Au Tarangire, des éléphants viennent régulièrement profiter des réserves d’eau du camp et les hyènes peuvent rôder autour de la tente-restaurant. Au Ndutu, nous avons vu un immense troupeau de buffles s’installer à quelques dizaines de mètres de nos tentes. Dans le Serengeti, ce sont les lions que nous pouvions entendre une fois la nuit tombée.

Ce sont évidemment des rencontres imprévisibles et non quelque chose que l’on vient chercher ou provoquer. Les animaux restent sauvages et libres de leurs déplacements : c’est le camp qui se trouve dans leur environnement, et non l’inverse. C’est justement cette sensation d’être de passage dans un territoire qui ne nous appartient pas qui rend ces nuits si particulières.

Est-ce dangereux de dormir au milieu des animaux ?

Dormir au cœur de la savane implique de respecter quelques règles de sécurité, notamment parce que les camps ne sont pas clôturés. Les animaux restent sauvages et peuvent circuler librement aux alentours, voire directement entre les tentes.

Dans les camps où nous avons séjourné, nous ne nous déplacions jamais seuls après la tombée de la nuit. Pour aller dîner ou regagner notre tente, un membre de l’équipe nous accompagne systématiquement. Selon les camps, nous avions également à disposition un talkie-walkie ou une lampe permettant de signaler notre présence lorsque nous souhaitions sortir de la tente. Il suffisait alors d’attendre que quelqu’un vienne nous chercher.

Les équipes vivent et travaillent quotidiennement dans cet environnement. Elles savent observer ce qui se passe autour du camp et adapter les déplacements à la présence éventuelle d’animaux. De notre côté, la règle était donc très simple : une fois la nuit tombée, on ne sort pas seul de sa tente et on suit les consignes du personnel.

Cette cohabitation avec la faune entraîne aussi quelques petits aléas beaucoup moins spectaculaires. Un animal peut par exemple endommager une canalisation ou une installation du camp. Cela nous est arrivé avec un tuyau, et c’est aussi cela, la réalité d’un hébergement installé en pleine brousse. Il suffit généralement de prévenir l’équipe, qui intervient rapidement pour régler le problème.

Les 3 camps Mawe où nous avons séjourné en Tanzanie

Au cours de nos différents voyages en Tanzanie, nous avons séjourné dans trois camps Mawe situés dans des environnements très différents : au cœur du Tarangire, dans les plaines de Ndutu et dans le Serengeti. Si l’on retrouve d’un camp à l’autre le même esprit et un niveau de confort assez similaire, leur emplacement change complètement l’expérience.

CampZoneParticularitéCe qu’on retient
Baobab Tented CampTarangireAu milieu des baobabsL’isolement et l’immersion
Gnu Migration Tented CampNdutuCamp saisonnierSon cadre sauvage au milieu des acacias
Mawe Tented CampSerengetiSecteur réputé pour ses félinsSa situation pour partir tôt en safari

Baobab Tented Camp : dormir au milieu des baobabs du Tarangire

C’est probablement l’arrivée qui nous a le plus marqués. Pour rejoindre le Baobab Tented Camp, on quitte progressivement les pistes principales du Tarangire pour s’enfoncer dans la brousse. Autour de nous, plus aucun autre hébergement en vue. Puis apparaissent les premiers baobabs, de plus en plus nombreux, jusqu’à découvrir le camp installé au milieu de cette petite forêt.

Tentes du Mawe Baobab au Tarangire

Baobab Tented Camp compte seulement 10 tentes et se trouve à l’intérieur du parc national du Tarangire, sur le corridor emprunté par la faune entre le parc et le lac Burunge. Cette situation participe énormément à l’impression d’isolement que l’on ressent une fois sur place.

Depuis notre tente, comme depuis les espaces communs, le regard porte directement sur la brousse. Il suffit parfois de rester assis et d’observer. À la nuit tombée, des yeux apparaissent dans le faisceau des lampes, les hyènes peuvent s’approcher du restaurant et les éléphants viennent parfois jusqu’au camp pour profiter de ses réserves d’eau. Leur passage peut d’ailleurs donner quelques sueurs froides à l’équipe lorsqu’ils décident de s’attaquer aux installations !

Tente principale du Mawe Baobab
Tente restaurant du Mawe Baobab

Mais notre souvenir le plus marquant reste probablement notre safari nocturne. À peine avions-nous quitté Baobab que nous sommes tombés sur un léopard. Difficile de trouver meilleure illustration de la sensation que procure ce camp : ici, on ne rejoint pas vraiment la savane pour partir en safari, on dort déjà au milieu d’elle.

Chambre du Mawe Baobab
Sanitaires dans les chambres du Mawe Baobab

Gnu Migration Tented Camp : dormir au cœur de la nature à Ndutu

La première particularité du Gnu Migration Tented Camp, c’est qu’on peut passer à proximité sans même deviner qu’il est là. Depuis les pistes, on ne distingue pratiquement pas le camp, installé dans un environnement boisé dominé par les acacias, à proximité du lac Ndutu — sans pour autant avoir de vue directe sur celui-ci.

Contrairement à Baobab, Gnu Tented Camp est un camp saisonnier.Il est installé à Ndutu pendant quelques mois, à une période où cette partie de l’écosystème de la zone de conservation du Ngorongogro accueille une importante concentration d’animaux, notamment autour de la période des naissances.

Tente principale du Mawe  Gnu Camp

Ce cadre plus boisé donne aussi au camp une atmosphère très différente de celle que l’on retrouve dans les grandes plaines ouvertes de Ndutu. Depuis les tentes, on regarde directement vers la brousse et les animaux circulent librement aux alentours. Lors de l’un de nos séjours, un immense troupeau de buffles s’était installé à seulement quelques dizaines de mètres de nos tentes.

C’est finalement ce contraste que nous avons particulièrement aimé : partir la journée explorer les vastes plaines de Ndutu puis retrouver, le soir, un camp beaucoup plus intime et caché au milieu des acacias.

Chambre du Gnu Camp de Mawe
Chambre du Gnu Camp de Mawe

Mawe Tented Camp : dormir parmi les félins du Serengeti

Changement de décor avec le Mawe Tented Camp, installé dans la partie centrale-est du Serengeti. Le camp compte lui aussi seulement 10 tentes et sa situation permet de partir directement explorer cette partie du parc.

Ce que nous associons surtout à Mawe, ce sont les félins. Une famille de lions vit dans les plaines alentour et nous avons régulièrement eu l’occasion de les observer dans le secteur. Une fois la nuit tombée, il n’est d’ailleurs pas toujours nécessaire de les voir pour savoir qu’ils sont là : les entendre depuis sa tente suffit à rappeler que l’on dort en plein Serengeti.

Mawe Camp au Serengeti

La localisation du camp est également particulièrement agréable au petit matin. On peut partir très tôt et être immédiatement dans la savane, à une heure où la lumière est magnifique et où les félins sont encore actifs. Lors de nos safaris dans ce secteur, lions et guépards ont largement participé à rendre nos journées mémorables.

Mais comme à Baobab et à Gnu, ce n’est finalement pas une observation particulière qui fait l’expérience. C’est plutôt cette continuité entre la journée de safari et la nuit au camp : on rentre dormir sans avoir réellement l’impression de quitter le Serengeti.

Table de la terrasse du Mawe camp au Serengeti
Tente principale du Mawe Camp

A quoi ressemble une nuit dans un camp de safari ?

La journée de safari terminée, la vie au camp prend le relais. Et ce sont finalement ces moments-là, plus calmes, qui font aussi partie de nos meilleurs souvenirs en Tanzanie.

Dans les camps où nous avons séjourné, la soirée commençait généralement autour du feu. On s’installe avec un verre, quelques popcorns et on profite des dernières lueurs du jour sur la savane. C’est aussi un moment que nous avons particulièrement apprécié pour échanger avec les équipes du camp et les guides, parler de la journée écoulée ou simplement prendre le temps de discuter.

Feu de camp à Gnu Camp

Puis vient l’heure du dîner. Tout le monde se retrouve dans la grande tente-restaurant, guides compris, autour d’un buffet. Les repas sont bons, variés et copieux, avec suffisamment de choix pour que chacun puisse trouver quelque chose qui lui plaise. Après une journée entière passée en safari, autant dire que l’on ne se fait généralement pas prier pour retourner se servir !

Une fois le repas terminé, impossible en revanche de rentrer seul dans sa tente. La nuit est déjà bien installée et un membre de l’équipe nous accompagne. Quelques dizaines de mètres suffisent alors pour changer complètement d’ambiance : on quitte les lumières et les discussions du restaurant pour retrouver l’obscurité et les bruits de la savane.

C’est probablement l’un des moments où l’on prend le plus conscience de l’endroit où l’on dort. Une hyène au loin, le cri d’un animal que l’on ne parvient pas toujours à identifier et parfois les lions que l’on entend depuis son lit. Une fois sous la tente et la lumière éteinte, il ne reste quasiment plus que la savane autour de nous.

Malgré tout cela, nous y avons toujours particulièrement bien dormi. Le confort est excellent et les nuits sont reposantes, ce qui n’est pas un détail lorsque le réveil sonne très tôt le lendemain matin. Car dans un camp de safari, les grasses matinées sont plutôt rares : quelques heures plus tard, la savane commence à se réveiller, on prend un café ou un petit-déjeuner et il est déjà temps de repartir.

Petit déjeuner sur une table dans un camp Mawe
Table dressée à proximité du camp

C’est peut-être finalement ce que l’on aime le plus dans ces camps : le safari ne s’arrête pas vraiment lorsque l’on descend du 4×4. Il continue autour du feu, pendant le dîner, dans les bruits que l’on entend depuis son lit et jusqu’au réveil du lendemain matin.

Notre avis sur les camps Mawe

Ce que nous retenons le plus des camps Mawe n’est finalement ni la décoration des tentes ni leur emplacement : c’est l’accueil.

Lors de chacun de nos séjours, nous avons retrouvé cette même sensation assez difficile à décrire : celle d’arriver chez des gens que l’on connaît déjà. Le service est particulièrement attentionné, tout est fait pour que l’on ne manque de rien, mais sans jamais tomber dans quelque chose de guindé ou de trop formel. On se sent davantage invité que simplement client.

Cela passe beaucoup par les équipes, toujours disponibles pour aider mais aussi simplement pour échanger. Les moments autour du feu ou pendant les repas sont autant d’occasions de discuter, de plaisanter et d’en apprendre davantage sur les personnes qui font vivre les camps. C’est cette dimension humaine qui, de notre côté, fait vraiment la différence.

Equipe du Gnu migration camp de Mawe

Difficile en revanche de choisir un camp préféré, tant leurs environnements sont différents. Baobab nous a particulièrement marqués par son isolement au milieu des baobabs et cette impression d’être complètement plongés dans le Tarangire. Gnu offre une tout autre atmosphère, plus intime, dans un environnement boisé d’acacias à proximité du lac Ndutu, avec une faune toujours très présente autour du camp. Quant à Mawe Tented Camp, nous gardons surtout en tête sa situation dans le Serengeti, les félins observés dans les environs et les lions entendus depuis notre tente une fois la nuit tombée.

Au fond, nous ne choisirions donc pas vraiment entre les trois : ils correspondent avant tout à trois étapes différentes d’un safari dans le nord de la Tanzanie. Si votre itinéraire passe par le Tarangire, Ndutu et le Serengeti, chacun permet de prolonger à sa manière l’expérience vécue pendant la journée.

Mawe et le tourisme durable que garantit la certification Travelife ?

L’engagement environnemental et social de Mawe fait aussi partie des raisons pour lesquelles nous avions envie de parler de ces camps. Lors de nos premiers séjours, la certification Travelife n’avait pas encore été obtenue, mais la démarche était déjà engagée. Nous avons ensuite eu l’occasion d’en suivre l’évolution avec l’équipe jusqu’à l’obtention de la certification en 2026.

Un point important à nos yeux, car un hébergement peut facilement se présenter comme « écoresponsable » sans que le voyageur ait réellement les moyens de savoir ce qui se cache derrière ce terme. Une certification indépendante permet justement d’aller plus loin que les déclarations de l’établissement.

Une certification obtenue en 2026

Mawe fait partie des premiers groupes d’hébergements de Tanzanie continentale à avoir obtenu la certification Travelife pour les hébergements, une certification internationale consacrée aux enjeux environnementaux et sociaux du secteur hôtelier.

Travelife ne se contente pas d’une déclaration ou d’une charte signée par l’établissement : le processus comprend un audit réalisé par un auditeur agréé, au cours duquel l’hébergement doit apporter les éléments permettant de vérifier qu’il respecte les critères de certification.

Que regarde réellement Travelife ?

Contrairement à ce que son image peut laisser penser, Travelife n’est pas uniquement une certification environnementale. Son référentiel adopte une approche beaucoup plus large du tourisme durable.

Il s’intéresse notamment à la consommation d’eau et d’énergie, aux émissions de gaz à effet de serre, aux déchets, aux plastiques, à la protection de la biodiversité et aux achats responsables. Mais il prend également en compte les conditions de travail, les salaires, la non-discrimination, les droits humains, la protection des personnes vulnérables, le soutien aux communautés locales ou encore le bien-être animal.

Les hébergements doivent également mesurer régulièrement une partie de leurs performances environnementales, notamment leurs consommations d’eau, leur production de déchets ou leurs émissions liées à l’énergie. L’intérêt est donc de ne pas seulement mettre en place quelques actions visibles pour les voyageurs, mais de mesurer leur impact et de chercher à l’améliorer dans le temps.

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Autrement dit, la présence du logo Travelife ne signifie évidemment pas qu’un hébergement n’a plus aucun impact environnemental. Elle indique plutôt qu’il respecte un ensemble de critères contrôlés portant sur les différentes dimensions de la durabilité.

logo de Travelife

Ce que Mawe met en place

Au-delà de la certification, Mawe nous a présenté plusieurs actions mises en place dans ses différents camps : tri et gestion des déchets, suppression progressive du plastique à usage unique, recrutement local, volonté de favoriser l’emploi des femmes lorsque cela est possible, formation des équipes aux pratiques durables ou encore soutien financier à des associations de conservation.

Ces mesures sont celles communiquées par Mawe et il est important de les distinguer des critères directement vérifiés par Travelife. Certaines rejoignent évidemment les exigences de la certification, mais nous préférons ne pas présenter chaque initiative de l’entreprise comme individuellement « certifiée » par Travelife.

Lodge, tented camp ou camp mobile : quelle emprise sur l’environnement ?

Tous les hébergements de safari n’occupent pas le territoire de la même manière. Un lodge traditionnel repose généralement sur des constructions permanentes : bâtiments, fondations et différentes infrastructures qui ont vocation à rester durablement sur place.

Un tented camp permanent, comme Baobab ou Mawe Tented Camp, fonctionne différemment. Le camp reste installé toute l’année, mais les hébergements reposent sur des structures légères sous toile, sans véritables bâtiments en dur pour les chambres. Elles peuvent être démontées si nécessaire et laissent donc potentiellement une emprise physique plus limitée et plus réversible qu’une construction permanente. Cela ne signifie pas pour autant que leur impact environnemental est automatiquement plus faible : leur fonctionnement, leur consommation d’eau et d’énergie, la gestion des déchets ou encore leur approvisionnement restent déterminants.

Enfin, les camps mobiles poussent cette logique encore plus loin. Ils sont conçus pour être entièrement démontés et déplacés au fil des saisons. C’est le cas de Gnu : le camp est installé à Ndutu lorsque la Grande Migration occupe cette partie de l’écosystème, puis démonté et réinstallé plus au nord lorsque les troupeaux poursuivent leur déplacement.

Ce modèle nous semble particulièrement intéressant dans des espaces naturels sensibles : plutôt que d’adapter durablement le territoire à l’hébergement, c’est l’hébergement qui peut s’adapter au territoire et à sa saisonnalité. Mais le caractère démontable d’un camp ne suffit évidemment pas, à lui seul, à le rendre durable : c’est l’ensemble de son fonctionnement qu’il faut regarder.

Comment intégrer ces camps dans un itinéraire de safari ?

Les trois camps Mawe peuvent facilement s’intégrer dans un itinéraire à travers le nord de la Tanzanie. De notre côté, nous aimons justement alterner les journées de safari avec des expériences plus immersives, pour ne pas résumer un voyage en Tanzanie à l’observation des animaux.

Au fil de nos voyages, notre parcours nous a notamment permis d’enchaîner :

  • Moshi/Arusha
  • Tarangire : 2 nuits au Baobab tented camp
  • Immersion dans les villages d’Endallah/Tlawi : 2 jours
  • Karatu/Ngorongoro
  • Ndutu : 2 nuits au Gnu migration camp
  • Serengeti : 2 nuits au Mawe tented camp

Cet itinéraire peut évidemment être adapté en fonction du temps dont vous disposez et surtout de la saison, notamment pour intégrer Ndutu. L’idée est plutôt de montrer qu’il est assez facile de construire un parcours cohérent en avançant progressivement du Tarangire vers le Serengeti, sans multiplier les allers-retours.

Pour aller beaucoup plus loin, nous avons détaillé notre itinéraire de 2 semaines dans le nord de la Tanzanie, avec les différentes étapes de notre voyage entre safaris, rencontres et immersions dans les villages.

Quel budget prévoir pour dormir dans un camp de safari en Tanzanie ?

Dormir dans un tented camp au cœur des parcs représente forcément une part importante du budget d’un safari. Pour donner un ordre d’idée, comptez en 2026-2027 autour de 200 à 350 $ par personne et par nuit dans les camps Mawe présentés dans cet article, selon la saison et le type de chambre.

Ces tarifs s’expliquent par les contraintes très particulières de ce type d’hébergement. Installer et faire fonctionner un camp isolé au cœur de la savane demande une logistique importante : nourriture et matériel doivent être acheminés jusqu’au camp, les équipes vivent sur place ou à proximité et il faut assurer de manière autonome l’approvisionnement en eau, la production d’électricité ou encore la gestion des déchets. À cela s’ajoutent les différentes taxes et redevances liées à l’exploitation d’un hébergement dans un espace protégé. TANAPA applique notamment des concession fees aux hébergements installés dans les parcs nationaux.

Dans la très grande majorité des camps, le tarif comprend par ailleurs la pension complète : petit-déjeuner, déjeuner ou lunch box pour les journées de safari et dîner. En revanche, les droits d’entrée dans les parcs et les concession fees ne sont pas compris dans les tarifs d’hébergement communiqués par Mawe.

Les tarifs évoluent régulièrement en Tanzanie : les montants indiqués ici sont donc uniquement des ordres de grandeur pour 2026-2027.

Nos conseils pour une première nuit dans un tented camp

  • Prévoyez une polaire ou une veste. Même après une journée chaude, les nuits et surtout les départs matinaux peuvent être frais.
  • Rechargez vos appareils dès que vous le pouvez. L’électricité est disponible dans les camps Mawe, mais vous restez dans un hébergement isolé en pleine savane : mieux vaut partir en safari avec les batteries pleines.
  • Gardez votre lampe et le talkie-walkie à portée de main. Une fois la nuit tombée, ne sortez jamais seul de votre tente. Prévenez l’équipe du camp qui viendra vous accompagner.
  • Acceptez les petits imprévus de la brousse. Une canalisation endommagée par un animal, une coupure temporaire ou un autre petit incident peut arriver. Signalez-le simplement à l’équipe : lors de nos séjours, les problèmes ont toujours été réglés rapidement.
  • Profitez des bruits plutôt que de les craindre. Les premières nuits, entendre un cri inconnu juste derrière la toile peut être assez déroutant. Mais c’est aussi ce qui rend l’expérience aussi particulière.
  • Couchez-vous tôt. Les soirées autour du feu donnent envie de s’éterniser, mais le réveil du lendemain risque de sonner avant le lever du soleil !

FAQ Les tented camps en Tanzanie

Article écrit par Maryne & Jules Explore le Monde

Depuis 2019, nous retournons régulièrement en Tanzanie, entre safaris, rencontres et immersions dans les villages. Nous avons séjourné à plusieurs reprises dans les camps Mawe du Tarangire, de Ndutu et du Serengeti, à l’invitation de Mawe Lodges pour découvrir leurs hébergements. Nous sommes également auteurs du Guide Tao Monde – 1000 idées et adresses pour voyager engagé, publié aux éditions Viatao, une expérience qui nourrit notre regard sur les hébergements et le tourisme responsable. Plus d’infos sur nous

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